Kongo

L’ethnie Kongo est l’une des principales ethnies de la République Démocratique du Congo, ancien Zaïre, ancien Congo belge.

Les masques Kongo, portés durant les cérémonies d’initiation et les funérailles des personnalités les plus importantes, étaient aussi investis d’un rôle judiciaire.

Ils sont d’un grand réalisme, quasi figuratifs, avec notamment leurs oreilles délicatement sculptées et leurs dents en pointe.

Ils sont surtous d’une grande expressivité, presque vivants, grâce notamment à leurs yeux, parfois recouverts de verre.

L’autre objet emblématique de cette ethnie est le fétiche à clous !

Les fétiches à clous, appélés nkondi, étaient révérés à travers tout le royaume du Kongo. Ils étaient les « porteurs » d’une série d’objets magiques, appelés nkissi, qui pouvaient prendre la forme de sacs, de racines ou de feuilles, et étaient installés sur la tête ou l’abdomen de la sculpture. Les nkondi étaient révérés par leur propriétaire ou par un spécialiste, appelé, nganga, afin d’apaiser ou de contenter les différents esprits qui dirigent le monde. Afin « d’activer » ses forces et de provoquer le nkondi, le nganga doit l’insulter, chanter, créer une explosion à ses pieds ou même insérer un clou ou une lame dans la sculpture…
Nullement maléfique, la figure, qui joue le rôle de remède, est un intercesseur. Les clous et les lames sont des signatures, concrétisations de pactes en relation avec le respect d’une parole donnée. Le bois, spirituellement animé, est « dynamisé » par le choc produit par l’insertion métallique et ainsi rappelé à sa tâche éthique

 

La plupart des nkondi représentent un esprit anthropomorphe tenant une lance, prêt à punir une personne ou un esprit responsable d’un mauvais sort ; cetains représentent des maternités, incarnant un esprit plus doux que ceux évoqués à travers les statues masculines ou un chien appelé koso, médiateur entre les vivants et les morts :

frcam310507 003

 

Moins connues, mais pourtant caractéristiques de l’ethnie, les statues de dévotion évoquent la soumission à un chef ou un mari.

Le « geste du Kongo » (ci-dessous) a une attitude normalisée – bicolore, genou en terre, tête tournée à 90 °… – et garde encore la plupart de ses mystères…

Partagez cet article :
  • Facebook
  • email
  • MySpace
  • Twitter
  • viadeo FR
  • Tumblr